Barcelone contre Paris : And the winner is…

C’est qui les meilleurs ? NOUS !!! Enfin, pas sûr. Attention, je ne parle même pas du foot… Je parle du reste. Ok, c’est lâche de ne pas préciser plus, mais je veux que vous lisiez ce qui suit, ça va vous faire du bien, sûr. Et puis en plus, ça va peut-être vous donner des idées, de voyage ou de coming out social. Match en trois sets.

1er set : La gastronomie.
A Paris : On est calé dans le domaine. On assure même. Foie gras poêlé, tête de veau, cuisses de grenouilles, macarons… on mange de tout, et on arrose avec du vin, blanc de préférence, ça passe mieux après l’apéritif Moët et Chandon, pour finir avec une petite eau de prune, histoire de pousser le nespresso. Et on peut se permettre, parce que pardon, mais nous, les parisiens on n’est jamais bourré d’abord, on est pompette. Et on ne mange pas bêtement, on fait des expériences culinaires. Oui parfaitement. Bref on est trop fashion classe même si ce n’est pas l’entière vérité.

A Barcelone : On mange de tout, surtout si ça a du cochon dedans, parce que « tout est bon dans le cochon ». Butifarras, jambon de Bellota, civet de porc confit, paella aux lardons…. En même temps qu’on vide les assiettes en clopant et en s’esclaffant (vu qu’on est hyper polyvalent), on bibine la Corona à fond l’œsophage. Et c’est normal, ça rend thirsty la charcuterie, on n’a pas honte de l’avouer, nous. De temps en temps, on diversifie son menu en poussant le chorizo avec de la tortilla. Tigresque. Et of course, en deux semaines, on se dilate jusqu’aux chevilles, mais comme il fait chaud on dit que c’est pour ça. La vie est une fête après tout. On file digérer à la plage. Sans peur et sans reproche.

2ème set : La cigarette.
A Paris : Aujourd’hui, fumer c’est une marque de faiblesse, d’inconscience, voire la preuve qu’on a des gènes pas normaux, genre pervers-sadiques. Parce que non seulement on n’a aucune volonté et on se bousille sciemment la santé, hein, mais en plus on pollue les poumons des autres, ouais ouais, et on creuse le trou de la sécu, because les méchants cancers qu’on s’attrape sans avoir la décence de financer. Bref, on est des loques, des parasites, des lépreux. Et même ceux qui s’habillent en manteau de lapin nain, à côté, c’est des gens bien. Nous, on est trop des total loosers. On mérite de crever tiens.

A Barcelone : Qu’il y ait des gens qui puissent ne pas fumer, on trouve ça dément. Et on les plaint les pauvres, parce que c’est é-vi-dent qu’ils sont pas heureux. On n’a même pas besoin de les éviter de toute façon, parce qu’ils restent terrés chez eux, sûrement en train de regarder une série américaine au lieu de vivre un peu. Bref, on se félicite d’avoir fait le bon choix il y a longtemps. En plus, des Marlboro à moins de 3 euros, ce serait une bêtise de refuser. Et dans les boîtes (où c’est interdit pour le fun) on s’en allume une, en cachette. Si on est piqué, on l’écrase du talon en soufflant la fumée d’une narine, genre «je suis une dure». On est trop des winners. Et en plus, on a la victoire gentille, les non fumeurs, on ne les juge pas.

3ème set : La mode.
A Paris : Même pour aller chercher le pain, il y a intérêt à être bien habillé parce qu’on a toutes les chances de croiser quelqu’un qui nous connaît, et qui ne porte pas un vieux machin tâché, lui. Du coup, on vit dans la peur du faux pas, du déclin fashion, de la décrépitude sociale. On devient même parano devant la penderie « Hiiiiiii … Mais j’ai plus rien à me mettre !!». Soudain, tout nous prend des heures, parce que évidemment, si on s’est tâché le pull, il faut le changer mais dans ce cas il faut tout changer. Pour biaiser et montrer qu’on n’est absolument pas au bord du craquage, on se travaille un air négligé à coup de slim et de petits hauts mollement soyeux, et surtout on essaye de rappeler subtilement qu’on a pris ce qui nous tombait sous la main « Oui, je sais, j’aurais pu mieux faire mais, pfff, j’étais déjà en retard… Et puis, tu me connais, je suis nature moi ». Quand des méchants ne jouent pas le jeu et se moquent, on va pleurer dans les toilettes en pensant à sa bonne campagne natale. Chaque jour est un combat, on souffre.

A Barcelone : Le sarouel, les 10 piercings tripants aux oreilles et les rangers sauvages avec des collants troués qui fashionnisent les mollets, c’est la norme. Parce que Barca c’est l’esprit fashion 80 à mort, donc pour ce qui est des fautes de goûts, on oublie, ce serait trop compliqué à redéfinir. Par exemple, pour ce qui est des cheveux, Derrick on connait pas, on n’a même jamais entendu parler, et c’est tant mieux. Nous, les cheveux si c’est pas rasé sur les côtés, dread rasta locké ou au moins arc-en-ciel coloré, c’est presque triste. Du coup, le jour où le coiffeur a carrément ripé avec son ciseau ou déconné sur le reflet roux, on perd pas ses amis, on devient LA star. Paris Hilton? …pffff, la loose totale.

Alors le winner is ? …Vous, si vous avez bien lu. Parce que normalement maintenant, vous allez changer, en mieux évidemment.

9 réflexions au sujet de “Barcelone contre Paris : And the winner is…”

  1. De l’oxymore de mon modeste pseudonyme, hapax de la langue française, ressort cette expression de langue anglaise: "the grass is always greener on the other side".

    Pour avoir été à Barcelone cet été, et vivre à Paris à l’année, je dirais simplement que vivre à Paris c’est super, partir en vacances à Barcelone c’est géant.

    A quand une confrontation Paris-Téhéran?

    Signé le prout-intellectuel non "science-politologue" pour l’instant (dans 10h mon sort sera réglé, les dés seront jettés…).

    Allez ciao, et n’oubliez pas: mieux vos gros pet qui raisonne que petit pet qui empoisonne!! Et oui, moi je l’avoue, je l’assume, je milite pour le pet qui ne fait pas rougir, je vote pour ceux qui aiment l’odeur de leur pet sous le drap!!

    Amitiés..

  2. Une ville musée??? mais? mais? c’est trop gros pour etre sincère une anerie pareille ! c’est toi le musée ! sors de ta maison et va vivre la vie parisienne, la scène rock, le gay paris, le paris paris, y’a des milliards d’ambiance, de vie, de fete a paris ! Ville immortelle.

  3. And the winner is…Barna ! Parce que Paris n’est plus qu’une ville musée, morne, triste et abonnée au mauvais temps. Parce qu’à Barcelone tout est plus beau, lumineux, sympa et spontané (les slims n’empêchent pas le sang de refluer vers le cerveau). Et puis parce que les barcelonais on est tellement mieux 🙂 Parisiens, regagnez vos pénates ! ^^

    Força Barça !

  4. Barcelone gagne pour qq semaines de vacances l’été, quand il fait beau, qu’il y a du monde et que les catalans sont sympas avec les touristes…
    MAIS Paris forever!! S’il vous plait les gens, soyons sérieux 2 minutes…c’est l’évidence même…

    (grillé que je vis a Paris depuis toujours? mais je reste objective, promis!!)

  5. OUAIS !!

    Décidément, c’est les filles les plus sensibles à la vraie beauté et la vraie claaaasse.

    Parce que OF COURSE que c’est Barca qui gagne ! Nan mais vous avez cru quoi …

    C’est pas comme ça que vous allez vous destresser les soquettes hein… Pffff…J’vous l’dis…

  6. The winner is OBVIOUSLY Paris. J’avoue que sur la clope vous me faites tous chier même si même moi je supporte pas la fumée des autres. Mais franchement il y a de quoi être fier d’être la ville de la mode, de la classe, du chic etc etc vive Paris, je ne veux pas partir !!!!

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