La contrée des All Blacks attire beaucoup mais n’accepte que peu d’élus. 6 places en tout et pour tout, réparties entre l’Auckland University (avec 4 places), et la Canterbury University à Christchurch (avec 2 places) (lien DAIE). S’ajoute à cette pression la coupe du monde de rugby organisée, je vous le donne en mille, en Nouvelle Zélande du 9 septembre au 23 octobre. Il faut quand même savoir, bonne nouvelle s’il en est, que le nombre de places a été doublé depuis l’année dernière. Pas le droit de se plaindre donc. Concernant l’IELTS, il vous est demandé d’avoir 6 de moyenne et pas moins de 5.5 dans chacune des parties du test pour intégrer l’Auckland University (6 et pas moins de 6 pour la Canterbury), sauf le département Education qui vous demandera une moyenne de 7 et pas moins de 6.5 (7 et pas en dessous de 7 pour la Canterbury) dans les quatre sous-sections, les « sub ». Vous l’aurez compris, la Nouvelle-Zélande et son haka moutonneux se mérite.

L’Australie quant à elle peut se targuer de proposer entre 70 et 90 places avec, s’il vous plait, le « Group of eight », la « Ivy League Australienne ». Derrière ce nom à peine pompeux donné par la DAIE et la responsable Australie Nouvelle-Zélande et Inde Régine Serra se cache en réalité de nombreuses universités prestigieuses. Au total, le pays où les kangourous sont deux fois plus nombreux que les habitants présente 9 universités, seule la Griffith University à Brisbane ne faisant pas partie des fameuses eight. De Perth à Brisbane en passant par Sydney, la diversité sera de mise avec ces universités toutes plus différentes les unes que les autres (lien DAIE). S’ajoute une dixième université, la University of Tasmania, spécialisée sur l’environnement et les relations internationales, avec deux places disponibles cette année.

Zelandie_Australe2.pngSi l’on devait retenir deux universités dans cet inventaire, la Sydney University ainsi que la Monach University seraient de bonnes candidates. La première se situe au cœur de Sydney, dans un immense campus à l’américaine. Atteignant le top 10 mondial des universités en sciences sociales, elle se révèle aussi être une des universités les plus exigeantes (avec University of Queensland à Brisbane) sur les notes demandées pour l’intégrer. Sa particularité ? Ses superbes bâtiments construits selon le modèle d’Oxford, qui en feront rêver plus d’un(e). La Monach University quant à elle, située à Melbourne mais ayant aussi d’autres campus à Kuala Lumpur (Malaisie) et à Johannesburg (Afrique du Sud), atteint de même les meilleurs classements mondiaux. Elle tire sa particularité précisément de son éparpillement à travers les océans qui assure aux étudiants admis de côtoyer, en plus des Australiens, d’autres nationalités venues de plusieurs continents.

Mais vous vous en doutez, être admis dans ces universités renommées a un prix intellectuel relativement important. Tout d’abord, l’ensemble des universités demandent une moyenne d’environ 13-14 pendant votre 1A, avec une note plus proche de 14 pour la Sydney Uni et l’University of Queensland. Concernant l’IELTS, l’ensemble des universités demandent une moyenne de 6.5 et pas moins de 6 dans les « subs ». Cependant, il ne faut pas vous auto-censurer si votre moyenne est de tout juste 12 ou 13, ou si vous avez raté une de vos sous-sections de l’IELTS. L’université de Griffith accepte en effet avec 0.5 de moins (6 de moyenne et 5.5) tandis que la Western Australia et la Melbourne University acceptent les « petits canards de l’IELTS » si vous acceptez de prendre un cours de langue anglaise durant le premier semestre.

Tant sur l’Australie que sur la Nouvelle-Zélande, il faut noter une chose importante: les notes demandées à l’IELTS ne sont que des seuils. Aucune préférence ne sera accordée à celui qui aura obtenu un 7.5 comparé à celui qui a eu 6.5, tous les deux pourront être admissibles. Le choix se fera sur la cohérence de votre projet, comme sur beaucoup de destinations. Un conseil: être réaliste vis-à-vis de vous-même et de votre projet. Sur ces deux destinations, vous devez mesurer votre capacité à vous éloigner pendant une période de temps conséquente et sans moyens de communications immédiatement accessibles, contrairement à ce que l’on pourrait penser d’un pays « occidentalisé ».

En résumé, le pays des kangourous ou celui des moutons n’en forment réellement qu’un seul: la Zélandie Australe. Malgré la concurrence et les notes demandées, cette terre à l’autre bout du monde ne demande qu’à être découverte et parcourue avec la soif de l’aventurier, la faim du renard du désert mais aussi la patience du berger. Êtes-vous prêts à relever le défi ?