Se revendiquant politiquement indépendant, la Confédération étudiante partage les mêmes valeurs que la CFDT (premier syndicat de salariés en France) : justice sociale, solidarité, démocratie et s’y associe pour cette raison, en prenant en compte la possible utilité de la réflexion commune dans le cadre de l’insertion professionnelle, chose sur laquelle la Confédération met particulièrement l’accent. En effet, un des combats du syndicat a été pour l’augmentation des effectifs de Sciences Po Avenir, et ils en veulent encore.

A cela s’ajoute leur souhait de multiplications des conventions éducation prioritaire à travers la France, un programme qui correspond à leur exigence de justice sociale et d’égalité des chances à Sciences Po. Egalité qui doit, selon la Confédération, également passer par une aide aux étudiants : parmi les demandes ; une augmentation en nombre du volume des bourses sur critères sociaux, un suivi social pour les étudiants internationaux également, et bonification des 15 premières heures travaillées par les étudiants.

Dans la vie quotidienne, la Cé s’intéresse surtout aux manques de fonctions de la carte étudiante, qui ne donne accès ni aux bibliothèques étudiantes, ni aux restaurants universitaires, comme le permet une carte ISIC, et, à côté de cela, demande la gratuité et la numérisation des recueils de textes vendus au service de reprographie. Quant aux diverses plaintes concernant la bibliothèque, le syndicat considère qu’une ouverture à 8 heures et la numérisation des livres principaux de la bibliothèque faciliterait déjà beaucoup la situation.

Très peu actifs en Péniche, la Confédération étudiante définit sa manière d’agir comme réformiste : les changements passent par des négociations plutôt que par des actions «radicalistes». Cependant, ils se disent toujours à l’écoute des étudiants et prêts à leur défense par le biais de leur site et d’une adresse mail.

La toute première communication souhaitée par le syndicat invite à l’honnêteté. En effet, la Cé aimerait jouer de cette carte à la veille des élections, notamment lorsqu’il est question de faux débats concernant une fausse suppression possible du concours : « Les mêmes syndicats jouent sur les mêmes peurs depuis des années pour s'assurer les suffrages des étudiants, un jeu malsain et dangereux pour la démocratie étudiante.» explique et rassure Jules Fournier, tête de la liste de la Confédération à la commission paritaire. Annoncé : une forme de syndicalisme quelque peu différent, il nous reste à savoir si cela correspond à la vision et aux attentes des étudiants.