Quel est le rôle d'une responsable de l'aide sociale?
Même si Claire Secondé n’est pas assistante sociale, elle considère son bureau avant tout comme un lieu d’accueil et d’écoute. Crucial, son rôle consiste à apporter une aide aux étudiants qui en ont besoin, en toute confidentialité : problèmes familiaux, difficultés financières,… et tous genres d’anicroches qui peuvent survenir chez chacun d’entre nous. Elle est notamment confrontée aux difficultés d’adaptation de certains nouveaux venus dans l’établissement. Après la phase d’écoute, elle se charge d’informer et d’orienter les étudiants en difficulté vers les services compétents (CROUS, psychologues, assistantes sociales…) ou de trouver avec eux des moyens de résoudre les problèmes (avances sur bourse, aide financière…) Son objectif : faire en sorte que la vie au quotidien et la scolarité de chacun se passe bien. Son bureau est donc grand ouvert (les après midi principalement). « Il y a toujours des solutions ! » nous affirme-t-elle avec conviction.
En quoi consiste sa mission pour le handicap ?
Autre rôle qui lui tient à cœur : assurer l’intégration des étudiants en situation de handicap. Il y a aujourd’hui une cinquantaine d’étudiants handicapés, notamment malvoyants, et beaucoup plus en tiers temps. Ceux-ci bénéficient d’aménagements particuliers afin de faciliter leur scolarité. Claire Secondé est ainsi chargée de recruter des vacataires (il faut par exemple trois assistants pour s’occuper d’un étudiant malvoyant), de faire le lien avec les familles, les étudiants et les différents secrétariats pédagogiques. Elle est aussi amenée à gérer les questions de transport, notamment avec la ville de Paris et le PAM (Paris Accompagnement Mobilité). L’un des problèmes principaux de Sciences Po est l’éclatement des bâtiments, qui rend difficile la circulation entre les cours. Elle a donc fait venir des instructrices en locomotion de l’AVH (l'Association Valentin Haüy, qui s’occupe des malvoyants) et fait réaliser des plans du quartier en braille. Dans la mesure du possible, les cours sont centralisés au 27 et rue de l’Université. Le plus difficile reste d’assurer la mise en accessibilité de tous les locaux de Sciences Po, une obligation légale à l’horizon 2011. La Péniche a par exemple était totalement réaménagée dans ce but, mais il reste encore d’autres chantiers. Elle travaille surtout en coulisses, avec les différents services de Sciences Po (mécénat, secrétariats pédagogiques, DAIE…) pour favoriser l’autonomie des étudiants en situation de handicap, afin d’en faire des étudiants comme les autres, parfaitement intégrés. L’action pour l’intégration du handicap, un des objectifs de l’établissement dans le cadre de la promotion de la diversité, bénéficie du soutien de nombreuses entreprises. L’Oréal, notamment, propose des bourses pour la 3e année à l’étranger, une année qui engendre beaucoup de frais pour les étudiants handicapés et leurs familles. La bourse a pour but de prendre en compte tous les surcoûts engendrés par cette année et de favoriser l’intégration des étudiants dans leur pays d’accueil. D’autres entreprises participent aussi à l’achat de matériel informatique. C’est ainsi qu’il y a désormais une salle braille au sous-sol de la bibliothèque et trois ordinateurs équipés de logiciels de reconnaissance vocale.
Quels sont ses objectifs ?
Le but de Claire Secondé tient en un mot : Solidarité ! La notion d’effort collectif est essentielle ; les étudiants handicapés ont besoin de ce soutien de tous les élèves, afin qu’ils se sentent mieux, plus intégrés, réellement acceptés au sein de Sciences Po. Une telle entraide est enrichissante pour les étudiants « valides » qui la mettent en œuvre, car ils y apprennent à reconnaître la différence, sans la stigmatiser, mais en l’acceptant. Parmi ses projets : mettre en place avec l’AS des sports en binôme avec des étudiants handicapés. A noter : Sciences Po ne réalise pas de recrutement particulier, il n’y a pas de quota. Il n’y a même pas de brochure éditée sur le handicap. Le but c’est l’intégration, pas la stigmatisation.
Ce qu’elle aime dans son métier ?
C’est, sans aucun doute, l’aspect relationnel. « J’apprends beaucoup sur le plan humain ». En effet, toujours en contact avec des étudiants d’horizons divers, Mme Secondé trouve son métier très enrichissant ; elle est évidemment particulièrement heureuse lorsqu’un élève se sent mieux en sortant du bureau : mission accomplie ! « J’aime mon métier » nous affirme-t-elle, comme un cri du cœur en guise de conclusion.
Interview réalisée par Hélène A. et Benoit Z.
Derniers commentaires
Le problème c'est que vous mettez systématiquement un peu de rigolade décalée dans le grand univers du monde. En l’occurrence, sur un sujet comme les élections syndicales, c'est pas ce qu'on demande.…
~ Enric
exactement, un beau panel de carrieristes ! Quand on pense que Maxence Mely en personne avait soutenu le projet sciences po objectif 2013 et voté l'augmentation des frais de scolarité sans broncher...
~ une sympathisante du syndicalisme de lutte
Ahaha. Cet article est rigolo. Ca vous arrive d'aller chercher d'autres sources que celles primaires pour écrire vos "articles". Non parce que là , d'une la Cé est lié par contrat à la CFDT, c'était…
~ une sympathisante du syndicalisme de lutte
Contre- vérité scandaleuse : le 10 eme mois de bourse était une promesse de Sarkozy en 2007, ce n'est pas une "victoire" de l'UNEF...
~ Guigui
CHUIS BIEN D'ACCORD AVEC LA GROSSE
~ Père Connard