Zefan, 20 ans, vient de l’université Fudan de Shanghai. Il a choisi de venir en France avant tout par amour de la culture et de la langue française. A Fudan, il étudiait la Philosophie ; à SciencesPo ce sera les Relations Internationales. De la France, il avait de prime abord l’image de ses grands hommes politiques, avec SciencesPo comme école reine pour la politique.
Pour Zefan, l’apport principal du WP a été de comprendre ce que signifiait le sacro-saint concept de « méthodologie ». Un mot qu’il se répète plusieurs fois, comme pour mieux juger de l’importance qu’il a acquis à SciencesPo. « Mais qu’est-ce que ça veut vraiment dire ? » me demande-t-il. Question rhétorique. « On se rend vite compte que ce n’est qu’une presentation, comme on dit en anglais, qui est aussi pratiquée internationalement ». Le WP lui a avant tout permis de mieux appréhender ce que les professeurs attendent d’un étudiant à SciencesPo, tout en désacralisant ces « exposés » si énigmatiques qu’on lui impose. Zefan confie que la langue est pour lui le problème principal. Il a commencé le français en Chine il y a un an et parle déjà très bien. Le WP aura été une première étape dans son apprentissage in situ du français et l’aura aidé à appréhender l’histoire de Paris, à travers les visites de monuments connus.
Si d’une manière générale Zefan a bien aimé le WP, sa première réelle confrontation avec l’administration à la française n’a pas été des plus réussies, du fait d’un problème avec sa carte d’étudiant. Durant le WP, les étudiants étaient pris en charge pour toutes les démarches qu’ils auraient à faire en début d’année : recherche de logement, demande de carte de séjour et, à SciencesPo, inscription administrative et orientation dans les locaux. Quant à l’intégration, elle s’est effectuée en grande partie entre étudiants internationaux. Zefan, qui a avait pris le parti d’éviter de rester avec les autres étudiants chinois, admet que beaucoup d’échanges avaient lieu en anglais. Pour lui, le plus important était de connaître les autres étudiants et non de parler à tout prix français. Le premier réel contact avec les étudiants français n’a pu avoir lieu qu’avec le début des cours. Dans la plupart des cas, l’échange est plutôt court, voire superficiel : quelques questions rapides de présentation avant que la barrière de la langue ne se fasse inévitablement sentir.
Pour s’investir un peu plus à SciencesPo, Zefan continue d’être membre de l’AIESEC, une organisation étudiante internationale qui propose notamment un programme de stages à l’étranger. Profitant du fait d’être en France, il s’est aussi mis à l’escrime avec l’Association Sportive. Les soirées de l’école étant trop chères, il avoue préférer consacrer son budget aux voyages.
Le WP aura donc permis à Zefan de rencontrer d’autres étudiants du monde entier et de s’adapter au mode de vie français. S’il lui reste beaucoup de démarches administratives à effectuer, il prévoit déjà de postuler en master à SciencesPo, après l’obtention de son diplôme de 1er cycle en Chine, et parle de sa future « mission » d’améliorer les relations Chine-Europe, et France en particulier.

Derniers commentaires
Le problème c'est que vous mettez systématiquement un peu de rigolade décalée dans le grand univers du monde. En l’occurrence, sur un sujet comme les élections syndicales, c'est pas ce qu'on demande.…
~ Enric
exactement, un beau panel de carrieristes ! Quand on pense que Maxence Mely en personne avait soutenu le projet sciences po objectif 2013 et voté l'augmentation des frais de scolarité sans broncher...
~ une sympathisante du syndicalisme de lutte
Ahaha. Cet article est rigolo. Ca vous arrive d'aller chercher d'autres sources que celles primaires pour écrire vos "articles". Non parce que là , d'une la Cé est lié par contrat à la CFDT, c'était…
~ une sympathisante du syndicalisme de lutte
Contre- vérité scandaleuse : le 10 eme mois de bourse était une promesse de Sarkozy en 2007, ce n'est pas une "victoire" de l'UNEF...
~ Guigui
CHUIS BIEN D'ACCORD AVEC LA GROSSE
~ Père Connard